Comment pourrais-je vivre sans la mélancolie ? Le bonheur est abêtissant tandis que la tristesse nous enveloppe de son étrange parfum mystérieux et obscur. L'être humain ne se dévoile que dans les ténèbres. La mélancolie n’est peut-être pas une prison mais un miroir dont peu supportent le reflet. Et si la beauté réside quelque part, elle se cache peut-être dans cette fragilité que nous cherchons sans cesse à dissimuler. Car les cœurs qui ont appris à se fissurer connaissent une profondeur que les existences trop paisibles ignorent.
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